STALINE, Le Tyran Rouge

Publié le par Valenton Autrement

60ème anniversaire de sa mort

Né en 1878 dans la Russie des tsars, Joseph Vissarionovitch Djougachvili, dit Staline.   Petit père des peuples » et fondateurs des goulags est mort le 05 Mars 1953 à Moscou.
Doté d’une réputation d’homme médiocre et peu cultivé, il déploie en réalité un talent exceptionnel pour parvenir au sommet du pouvoir et y rester.

Il n’hésite pas à jouer l’identification avec les grands tsars Ivan le Terrible ou Pierre le Grand pour s’approprier le nationalisme grand russe. Il est un révolutionnaire brutal et sans états d'âme, il devient le guide du peuple et amorce le culte de la personnalité. Mais c’est aussi avec fermeté qu’il refuse d’échanger le Maréchal Paulus contre son fils prisonnier des Allemands. Celui-ci se suicidera pendant sa détention.

1928 et 1930 illustrent la politique nouvelle que l’on nommera par la suite stalinisme.
Le premier plan quinquennal et la création du goulag est de rattraper l’immense retard économique de l’URSS, l’industrialisation doit se faire à marche forcée.

A partir de 1929, celui qui est devenu l'homme fort de l'Union Soviétique va marquer son pays d'une empreinte indélébile et sanglante.

Un exemple de chantier mégalomaniaque et… inutile réalisé par des détenus employés à partir des années 1930. Le creusement à la main et dans des délais draconiens du canal Staline, un ouvrage de 200km entre la mer Blanche et la mer Baltique qui s’est révélé inutilisable pour la plupart des bateaux en raison de son manque de profondeur et qui a mobilisé 300 000 prisonniers dont 30 000 sont morts.

La Nouvelle politique économique est supprimée et l’agriculture doit accepter une profonde réforme : la collectivisation de masse. Les kolkhozes, immenses fermes d’Etat, sont perçus comme un nouvzu servage.


Staline démontre qu’il n’est pas surnommé « l’homme d’acier » sans raison et qu’il n’a pas perdu la fermeté qui le caractérisait lors de la guerre civile (1917-1920).

Les ennemis de la réforme sont immédiatement assimilés aux ennemis de la révolution et donc du peuple. Parmi eux, les « koulaks », des paysans enrichis, sont particulièrement mal considérés.

Une véritable guerre leur est livrée, donnant tout son sens au Goulag, lieu de déportation des ennemis du régime. Staline, au courant de la situation, ne faiblit pas : la paysannerie se soumet.

A la fin des années 1930, entre 600 000 et 700 000 personnes auraient été exécutées tandis que l’URSS compte entre 5 et 10 millions de prisonniers politiques. Staline a mis en place un système totalitaire. 

La reconnaissance du généralissime Staline comme l’un des principaux vainqueurs du nazisme conjuguée au sacrifice de près de 26 millions de Soviétiques.

D’ailleurs, il n’hésite pas, durant cette période, à autoriser l'arrestation et l'exécution de membres de sa belle-famille de son premier mariage.

Le « petit père des peuples » est presque considéré comme un dieu, il est au faîte de sa puissance et de sa gloire. Ainsi affermi, Staline replonge le pays dans la terreur durant les dernières années de sa domination.

Staline pousse la logique totalitaire jusque dans ses extrémités.
La culture, cible traditionnelle, est à nouveau sommée de se plier aux dogmes du réalisme.

Même la science doit avoir des conclusions convenables et arrangeantes pour l’Etat.

Staline est de plus en plus omniprésent dans toute la vie de l’URSS mais le personnage est de moins en moins visible. Il faut attendre septembre 1952 pour que le tyran sanguinaire responsable de millions de morts daigne organiser le XIXème Congrès du Parti.

Quelques mois plus tard, la Pravda annonce un nouveau scandale : c’est le complot dit « des blouses blanches ».  L'appel à la vigilance bolchévique et aux délations prédisebt de nouvelles purges massives. La nouvelle cible de Staline est le « cosmopolitisme », souvent synonyme de judéité. Nourrissant une paranoïa grandissante, Staline suit cette affaire de très près jusqu’au 5 mars 1953, jour où il meurt d’une attaque cérébrale.

Joseph Staline était un pervers narcissique, car il était bien conscient de ses actes. il a passé sa vie politique dans un milieu exclusivement masculin.

Le règne de Staline aura été marqué par un régime de terreur et d'arbitraire, la mort de millions de personnes, fusillées ou exterminées dans les camps de travail et la déportation de peuples entiers, notamment Tchétchènes.

Planifié en 1941 et 1944, par Lavrenti Beria, le pervers sexuel de la bande du Politburo (Père politique de la bombe atomique soviétique) Staline a en effet régné dans le sang : entre les arrestations, les déportations, les exécutions massives et la famine de 1932, les victimes du régime se comptent en millions. Face à un tel bilan, on compare souvent Staline et Hitler, les deux bourreaux du Vingtième siècle et les créateurs d’un nouveau type de régime défini comme  Totalitaire.
 
Mais ce système rappelle à bien des égards des communes du Val-de-Marne, dont Valenton, appelée par les communistes Valentonnais et Val-de-Marnaisle petit Kremlin.
 
« Dernière minute »
Décès d’Hugo Chavez, 60 ans après Staline, ultime manipulation ? Ainsi, Hugo Chavez est mort, coïncidence, le jour anniversaire du 60éme anniversaire de la mort de Staline. Les hasards bienheureux peuvent ils se fabriquer ? Le seul à être vraiment triste, c'est Jean-Luc Mélenchon : lui, a perdu un ami.
  
  
  
  
  
  
 
  
 
  
  
  
  
  
  
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Publié dans Politique

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